Newsletter N°58 - EMO 2011 : un moral de titane !
EMO 2011 : un moral de titane !
Premières impressions, récoltées dans les allées du salon mondial de la machine-outil, à Hanovre. Compte tenu des derniers développements de la crise grecque et plus généralement de celle de l'endettement des états, il était légitime de s'inquiéter pour cette édition de l'EMO et même de craindre un climat de sinistrose pénalisant. Il n'en est rien, tous les constructeurs que nous avons rencontrés nous ont expliqués qu'ils étaient, à l'heure qu'il est, confrontés à une toute autre problématique que celle qui nous est décrite à longueur de journal dans les médias quotidiens. Visiblement la raréfaction du crédit que l'on nous serine ne touche pas le secteur. Ce qui est en revanche gênant, c'est l'accroissement des délais : "Nous vendons plus que nous ne produisons…" explique l'un d'eux, "quand je vends une machine, c'est pour juin de l'année prochaine" déplore un autre…
Par-delà ce problème, tous sont unanimes : l'économie réelle est en bonne marche et si les spéculateurs financiers, relayés par la presse quotidienne, ne faisaient pas peur à tout le monde, il n'y aurait aucune raison d'anticiper le moindre coup de frein.
Un sentiment de sérénité également partagé par DMG et Mori Seiki lors de leur conférence de presse. Cette dernière a permis aux deux groupes d'expliquer les bénéfices qu'ils ont dès à présent tirés de leur rapprochement technique et commercial. Côté machines sept des innovations présentées sont issues de développements partagés. Parallèlement, la mutualisation des achats leur a permis d'économiser de manière importante et la création d'une banque commune en Europe leur permet de financer des projets pour leurs clients.
Concernant la fusion annoncée au niveau des équipes technique et commerciale en Europe, Alexandre Lahaye directeur de DMG France a tenu à rassurer : "Cette annonce ne change rien sur le terrain ; nos équipes travaillent déjà ensemble depuis plusieurs mois et sont même impatientes de la mise en place de cette fusion. Certains aspects juridiques peuvent retarder quelque peu la mise en place de la structure commune, qui sera officielle en janvier prochain". Même son de cloche auprès d'Olivier Pouletaud. "Certains de nos clients nous font part d'inquiétudes liées à la mise en place d’équipes communes. Nous tenons à les rassurer. Cette annonce n'a aucune influence sur la structure actuelle des équipes et, de toute manière, ce n'est qu'à partir de janvier que nous commencerons un redéploiement, largement anticipé. Au contraire, cette fusion est une chance unique d'augmenter la valeur ajouté des services fournis à nos clients."
Vincent Lebugle






