Trois questions à Nicolas Stori, président du club MES

Publié le jeudi 14 juin 2012 |

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête en termes d’équipement ?

Le premier constat que l’on peut faire est une évolution positive du taux d’équipement des entreprises interrogées, qui passe d’environ 35% l’an dernier à 40% cette année. C’est la tendance qui est intéressante, plus que le chiffre brut, expliqué par les difficultés connues par les industriels ces dernières années. D’ailleurs, le second enseignement de l’étude va dans ce sens. En effet, lorsque l’on interroge les entreprises sur les principaux apports d’une solution MES, la tendance de l’an passé se confirme. C’est l’apport de visibilité dans le pilotage qui recueille le plus de suffrages. La nécessité de ne plus naviguer à vue est ainsi passée devant la qualité ou la traçabilité des produits.

 

Quel est le lien entre la démarche d’amélioration continue et le système d’information ?

Une grande majorité des acteurs utilise le système d’information pour piloter leurs actions d’amélioration de la performance. Or, il apparaît que pour les entreprises équipées d’un MES, c’est ce dernier qui en a la charge dans plus de la moitié des cas. Un résultat qui donne une courte avance des MES sur les ERP, mais confirme surtout le besoin de visibilité des entreprises. Encore une fois, on remarque que les opérateurs demandent des outils qui les informent en temps réel des événements de production, afin d’agir très vite sur leurs causes.

 

Quels sont les freins au déploiement des outils de MES ?

On pourrait presque parler d’un frein unique, car si le MES est clairement identifié comme porteur de la démarche d’amélioration de la productivité et que son apport en termes de visibilité ne fait aucun doute, le budget global nécessaire à sa mise en place, qu’il s’agisse de moyens financiers ou de ressources internes, fait trop souvent renoncer les entreprises. Une situation qui nous conforte dans notre mission d’information sur le retour sur investissement (ROI) qui découle de ce type de démarches. En effet, toutes les réponses que nous avons récoltées tournent autour de cette problématique d’enveloppe globale d’investissement et tous les freins énoncés pourraient être levés par la mise en évidence d’un bon ROI.

Retrouvez l’ensemble de cette interview dans le numéro N° 112 du Journal de la Production.

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